"Un grand peintre de la poésie extra-ordinaire"
LEO de FAUCHER : Sur les chemins de la « Dame au landau ».
Peintre de renommée internationale, Léo de Faucher, né en 1944 à Lavelanet (09), vit en terre audoise, à Pennautier, depuis près de quarante ans. Formé dans des ateliers d'artistes réputés, tel celui de Rémi Tawyl, portraitiste attitré du roi Farouk d'Egypte, ou de celui de Carlos Chérubini, vieux maître italien qui lui donna le goût des fêtes vénitiennes, de Faucher se détacha peu à peu de ces premières influences pour trouver sa propre voie dans l'onirisme et le symbolisme, mais pas seulement. Inclassable, l'œuvre de ce de ce créateur, se situe hors des modes et de la cérébralité ambiante. Elle laisse transparaître une inflexible force de liberté qui l'entraîne, dès qu'il prend les pinceaux, vers une existence protégée, toute de pureté, enfouie en lui même. Rien d'étonnant à cela, notre homme étant pratiquement né au pied du château de Montségur dont il s'imprégna de son histoire, lors de campagnes de fouilles auxquelles il participa passionnément, au début des années soixante avec la Société Spéléologique de l'Ariège.
Au cœur d'une dimension parallèle, d'un ailleurs qui n'appartient qu'à lui, il explore inlassablement à travers « son enfant intérieur » depuis de nombreuses années, un univers intemporel aux éléments souvent anachroniques, poussé dans un landau par une mystérieuse Dame qui figure dans presque toutes ses toiles... Léo nous entraîne alors dans ses rêveries parfois visionnaires, comme sa « Tour de Babel » 2001, ou plus simplement, en nous rappelant comment refaire le monde malgré les agressions de la vie, en donnant à l'amour une place beaucoup plus importante que dans la réalité : toile de « la Dame au landau » 1998.
Cette démarche incite à se demander quand cessera l'errance de l'enfant au landau. Que cherche-t-il ? Une Arche salvatrice, un paradis, une famille perdue ? En retrouvera-t-il un jour la chaleur affective ? Peut-être réside-t-elle dans l'une de ses architectures en forme de vaisseau, au-delà des monts, ou bien plus loin dissimulée dans les contrées vaporeuses difficiles à atteindre qui habitent avec une troublante lumière la profondeur de ses toiles. Est-ce là, le véritable motif de sa quête, ou plutôt ne doit-il pas, investi comme tous les poètes du devoir d'ensemencer la force vivante de sa riche intériorité, ouvrir les esprits cartésiens à d'autres dimensions ? Il lui faudra encore et encore aller de l'avant, avec la Dame, par n'importe quel temps, sans jamais se décourager, pour imposer la vigueur lumineuse et imaginative de son regard...
La liberté c'est aussi le fait d'accepter que le rêve, l'imaginé, rejoigne la réalité, tout en la transcendant. Mais il y a tant d'autres libertés...A chacun la sienne, nous dit l'artiste.
Peut-être aussi que Léo de Faucher, en s'évadant de la grise prison de notre société actuelle, retrouve l'oxygène des ambiances de fables pyrénéennes que lui contait avec talent son aïeule maternelle, ces extraordinaires histoires initiatiques, qui voyagent aussi autour de la terre et proviennent d'un très lointain passé avec de fortes charges émotionnelles. Il est plus que probable qu'elles ont à jamais marqué d'une empreinte magique l'œuvre du peintre, comme pourrait le confirmer ce mystérieux rayon de lumière inexplicablement sorti de la rosace d'une architecture sacrée, figurant dans l'une de ses toiles, lors d'une exposition à Rennes-le-Château en 2009.
Léo illustre aussi des livres, tel celui du poète Luc Tallieu, « Lever l'encre », préfacé par Francis Cabrel.
Sculpteur, il s'exprime avec une verve pleine de trouvailles et de fantaisie. Déjà étant enfant, il s'amusait à réaliser des sortes de marionnettes avec des objets de récupération, en faisant du Récup'Art sans le savoir. Son jeu s'est perpétué jusqu'à nos jours....

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| "Arches de rêve" 1990-2000 |
Très
tôt l'Arche s'est révélée à moi, vaisseau imaginaire reposant
sur des réalités, support mobile et changeant selon la consistance
poétique et la profondeur de mes rêves ou de mes visions
fulgurantes. |
L'Arche
des éternels poètes me permet de m'aventurer
sur l'arc-en-ciel, trait d'union de ma palette, qui m'autorise
parfois l'approche de la pureté et du bonheur primordial.
Mais avant d'y parvenir j'ai essuyé bien des tempêtes,
mon art en
est témoin... |
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Les
premières sensations de rêves, ne proviennent-elles
pas d'un berceau vivant, le ventre maternel ?
Puis après la naissance, il y a les ventres berceaux de substitution,
les vaisseaux landaus, les vaisseaux-poussettes. |
L'Arche,
son vivant symbolisme, permet ce rêve en transportant l'âme
du poète au delà du temps jusqu'au ventre de la première Mère,
d'où elle renaît sous une nouvelle forme purifiée et régénérée. |
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 Mes
créations sont comme des appels, des appâts, il
faut qu'elles fassent bouger, qu'elles déclenchent les
réflexes affaiblis
et méprisés, ceux qui permettent à l'homme
de retrouver son entière dimension, avec l'apport bénéfique
du rêve. |
Je
ne suis pas un plasticien qui endort ou rassure les esthètes
désemparés dans la jungle de l'art qui ne compte jamais pour
rien, mais un éveilleur qui invite à la transcendance par le
don de ses voyages. |
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Ce
que j'appelle " mes rêves " n'a rien à voir
avec l'utopie, ce ne sont pas des fantasmes plus ou moins irréalisables,
mais des évasions contrôlées dans les sphères
intemporelles dont ma peinture s'inspire avec une très
grande liberté d'interprétation. |
Par
contre, à chaque retour de ces voyages au pays du temps perdu
je ramène une force toujours renouvelée puisée à l'eau pure
du recommencement ... Que ceux qui ont soif libèrent les voiles de
leur vaisseau, la vie est là-bas, au-delà de
l'horizon et de l'apparente réalité
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Photos et textes de Léo de Faucher. |
Parmi un prestigieux Palmarès, quelques belles étapes :
Grand Primé de la Riviéra à Nice en 1988 – Grands Prix de Deauville en 92 et 93. Participe à plusieurs reprises au Salon d'Automne du Grand Palais à Paris – Expose dans de grandes Galeries de la capitale, et avec le Who's Who International Art, au centre culturel Christiane Peugeot. En Suisse, à Sion, en Belgique, et ailleurs à l'étranger avec le club Europ'Art. Exposition personnelle au château de Collioure en 1998, invité par le Conseil général. Invité d'honneur à la fête des Arts Audois en 2005 à Magrie. Invité par la ville d'Agen, au Centre André Malraux, pour une exposition de sculptures Récup'Art en janvier 2011. Enième exposition à la Galerie Phare Sud, Chez "Poulet de Gruissan". Etc...
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